dimanche 16 août 2009

De retour de mon escapade à Dresde,
4/5 heures de voiture, c´est long ... très long même ... alors à l´aller, on s´est arreté à Erfurt au coeur de la Thuringe.
La ville fut particulièrement prospère au Moyen-Age car elle reliait les ports du Nord aux villes de l´Europe centrale. Sa prospérité fut également assurée par le commerce du pastel pendant plus de deux siècles.
Comme vous le noterez, le temps n´ était pas vraiment souriant, ... donc les photos non plus ...
Le bâtiment le plus symbolique de la ville est certainement le Krämerbrücke ( en francais: pont des épiciers). C´est une sorte de mini Ponte Vecchio. Les deux côtés du pont sont couverts d´habitations depuis le XVIème ( le pont, lui, date de 1325).



La place du marché aux poissons ( Fischmarkt) est entourée de maisons style Renaissance ...



... et d´une mairie ( Rathaus) style néogothique ( à droite coupée ... ah oui je suis trop forte ! ). L´intérieur est décoré de fresques sur la vie de Luther. Et oui ! Parce que la ville a aussi été un foyer universitaire historique : Martin Luther, Schiller, Goethe, ou même Bach sont passés par ses murs.



Les archevêques de Mayence ayant bien aimé le coin, la ville a été gâtée. De très nombreux clochers rythment les rues d´Erfurt. La partie Est de la ville abrite un complexe imposant d´églises ( Le Dom St-Marien, l´église Saint Severin ) et le palais de justice. Juste en face, on peut se régaler de quelques maisons à colombages ( et de beaucoup de rails de tram ... )




Le dom St- Marien ( XIVème). L´église Saint Séverin est collée à droite mais pas moyen de faire une photo parce que, ... La ville a fait installer un théâtre géant pour l´été devant, ... et c´est très très moche, ...



la place du dom vue sous un autre angle. Et oui ! Il faut être patient quand on roule en voiture ici parce que les calèches ont la priorité :




A l´intérieur du dom, petit coup de coeur pour cette statue candélabre de 1160.



Et j´ai découvert un truc que je ne connaissais pas, ... les deux églises de la ville en sont dôtées, mais cela semble être assez typique de la région : les fonds baptismaux surmontés de flèches de gothiques :




Comme vous pouvez vous douter, j´ai fait beaucoup de photos pendant ces 4 jours, donc je vais faire comme d´habitude et étaler ca sur plusieurs messages dans la semaine à venir. Je voulais aller à Berlin mais finalement on n´y est pas allé, par contre on s´est fait une excursion dans une ville très sympathique que je vous mets au défit de deviner avant la fin de la semaine.
premier indice : c´est en Europe
deuxieme indice : on n´y paye pas en Euro
troisieme indice : s´y trouve la plus vieille synagogue d´Europe
quatrieme indice : un de ses crystaux orne le toit d´un palais du Rajasthan en Inde ( ah là je suis dure quand même )
cinquième indice : la boisson nationale est la bière pils
sixieme : les demoiselles locales sont nommées Felicia, Fabia ou Octavia
Allez ! Amusez vous bien à vous creuser les méninges !






samedi 8 août 2009

AHHHHHH ! Que ca fait du bien de souffler ! enfin souffler ... plutot faire les trucs qui trainent depuis 1 semaine, genre lessive, ménage, lire les bouquins sur lesquels je m´endors d´habitude.
Journée break avant de partir en vadrouille de nouveau. La météo est superbe, bien qu´un peu trop chaude à mon gout, surtout pour rouler 4 heures et demi sans clim, ...
Programme : Erfurt, Dresde et ses environs et peut-être une petite biscouette par Berlin pour aller se faire quelques musées qui me donnent envie depuis un moment.
Je ne pars pas les mains vides.
Dernière création, commandée par la grand-mère de Tom pour sa fille :



La poisse à photographier, ... et un gros plan du pendentif pour vous donner une idée du multicouche :



Toujours des encres à base d´alcool, de la feuille d´argent, du fil cuivre argenté et des microbilles. Le tout dans de la polymère liquide.
J´ai plein d´autres trucs en attente mais je les montrerais quand ils seront montés.

vendredi 7 août 2009

Beaucoup, beaucoup de boulot cette semaine... Je prendrai plus de temps demain pour un long message car j´ai 5 jours de congés à partir de ce soir ! Nous mettons le cap sur Dresde dimanche matin avec une petite escale par Erfurt donc plein de photos à venir !

samedi 1 août 2009

Rosanna s´envole dans deux jours pour 1 an en Corée du Sud. Nous avons réussi à la kidnapper une soirée avant son départ et c´était hier soir.
Nous avons donc bu ( beaucoup), mangé ( trop) et surtout beaucoup ri.
L´occasion était parfaite pour baptiser mes nouveaux verres ( ramenés de ma visite de Bayreuth). Mon père s´inquiétait que je n´arrive pas à les remplir, ... pas trop un problème en Allemagne ca :


A part la bière qui était locale, le menu était italien. Un risotto nere. Depuis le temps que j´avais ce riz noir de Venise dans le placard que je n´avais toujours pas essayé. Verdict : délicieux mais plus long cuire qu´un riz à risotto traditionnel. Déjà qu´un risotto, ce n´est pas franchement rapide à cuire, ... ca nous a laissé donc une bonne raison pour faire trainer longtemps l´apéro.
Sur la photo, mon riz baigne dans un jus rouge, mais non je ne l´ai pas fait au vin rouge, c´est le riz qui m´a dégorgé rouge dans mon vin blanc et mon fond de poisson.




Pourquoi le fond de poisson et pas un fond de volaille ? Ben parce que le risotto accompagnait des calamars grillés à l´ail et au persil. Pour ceux qui veulent se lancer .
Calamars sautés au persil et à l´ail :
J´ai utilisé des calamars congelés ( 500 gr) ( plus tendres que les frais) que j´ai fait décongelé toute la journée dans de l´eau tiède
1 oignon
5 gousses d´ail coupées en tout petits morceaux
de l´huile d´olive
2 cuil. à soupe de beurre
la moitié d´une botte de persil
sel, poivre
Coupez vos calamars en rondelles et faites les revenir dans une poelle avec l´huile d´olive et l´oignon blondi préalablement. Ils vont rendre leur jus. Je les ai laissé dans leur jus juste pour qu´ils soient cuits légèrement. Puis j´ai récupéré le jus de cuisson pour mon risotto et j´ai ajouté le beurre et l´ail ainsi que le persil ciselé aux calamars. Et sur un feu assez fort, j´ai fait sauté le tout jusqu´à ce mes calamars prennent une jolie couleur dorée. Salé, poivrez ( j´ai été généreuse sur le poivre).



Et pour le dessert, j´ai tenté un tiramisu. Jamais fait de tiramisu avant et pourtant je suis folle de ce dessert. Chaque fois que je vais en Italie, je passe mes vacances à en manger dans tous les restos et je ne m´en lasse pas. Pourtant je trouve certains tiramisu pas assez légers dans leur texture. Je craignais donc que le mien ne tourne en étouffe chrétien pour un premier essai.
Eh ben non ! Il était délicieux et le plat a été fini, bien qu´il ne se soit pas bien tenu au moment du service.


Tiramisu :
( pour 8 personnes ou pour 4 gros gourmands )
500 gr de mascarpone
1 paquet de boudoirs
5 oeufs
100 gr. de sucre en poudre
5 dl de café tiède
30 gr. de cacao en poudre
un peu de rhum
Séparez les blancs des jaunes ( chaque partie dans un grand bol différent)
Ajoutez le sucre aux jaunes et fouettez jusqu´à ce le mélange blanchisse.
Incorporez le mascarpone en petits morceaux tout en fouettant régulièrement.
Montez les blancs en neige avec une pincée de sel. Il faut qu´ils soient fermes. Puis incorporez les délicatement au mélange de mascarpone. Versez 1/3 de votre pâte dans un plat.
Mettre dans une assiette creuse votre café avec un peu de rhum et imbibez-y vos boudoirs assez vite ( juste le temps qu´ils soient ramolis par le liquide) puis placez vos boudoirs sur la pâte dans le plat.
Quand votre étage de boudoirs au café est en place, recouvrez d´un autre tiers de mélange au mascarpone et recommencez à monter un étage de boudoirs au café par-dessus. Finissez par une couche de mélange au mascarpone et mettez au frigo 5 heures ( j´ avais fait le mien la veille ). Quand vous le servez, saupoudrez le haut du tiramisu avec le cacao en poudre.


lundi 27 juillet 2009

Création du dimanche :


C´est une commande et cela va partir pour Vichy d´ici-peu. De la feuille d´argent, des encres pinata, des fils de cuivre argentés, des micro-billes argent, le tout à ma sauce dans un multicouche qui n´en finissait jamais de s´épaissir. J´adore cette technique, mais je trouve que c´est un peu long à mettre en place, entre le séchage des encres et toutes les cuissons successives, ... bref se garder un dimanche à la météo pourrie pour faire plaisir aux copines, ...

vendredi 24 juillet 2009

Fin du petit tour en Franconie : Bamberg.
La ville a été construite sur 7 collines au Moyen-Age et connait son heure de gloire entre le XVIIème et le XVIIIème. 2300 de ses maisons ont été classées historiques car la ville fait partie des rares agglomérations de la région ( avec Bayreuth) à avoir évité les bombardements durant la dernière guerre.
Nous avons eu droit à 5 minutes d´éclairci, voici l´unique témoignage de Bamberg sans parapluie :


Cette étrange bâtisse construite sur une sorte d´îlot artificiel au milieu de la rivière Regnitz est l´ancien hôtel de ville. Une partie date du XIVème ( celle que l´on voit), le reste a été modifié au XVIIIème et est couvert de peintures baroques. Ce pont signalait le passage entre la ville bourgeoise et la ville épiscopale dont les zones les plus élevées abritent 3 églises et une abbaye.
Les 5 minutes de soleil étant passés, la suite de la visite s´est révélée plus laborieuse... Ici une vue du quartier de la petite Venise :


La ville est parsemé de maisons baroques :





Moi, et toujours mon obsession des coins de maisons :




Le clou de la visite : la cathédrale de Bamberg, du XIIIème , et qui a pour particularité d´avoir 2 choeurs ( un à l´Est et un à l´Ouest). Cela est du à la réticence des églises de l´Empire germanique a adopté les innovations du gothique francais.



Deux cryptes, des retables sculptés, le tombeau d´henri II et son épouse Cunégonde (ah oui... je n´ai pas pu résister à la mettre dans mon blog cette impératrice, parce que c´est dur à porter quand même ! )et surtout un petit coup de coeur pour le "chevalier de Bamberg". Cette statue du XIIIème dont personne ne sait vraiment qui en est le sujet, ...



A côté de la cathédrale, on a longé l´ancienne résidence qui fut le premier palais épiscopal ( une seconde fut construite un peu plus loin au XVIIème) :




Nous avons gravi la colline la plus haute de la ville où l´ancienne abbaye bénédictine Saint-Michel est installée depuis le XIème. Elle a brûlé puis a été reconstruite au XVIIIème. Vue comme cela, on dirait une vieille abbaye déserte de film d´horreur mais ...




l´intérieur est totalement surprenant ! Les fresques de la nef présentent un " jardin du ciel" avec 578 fleurs et plantes différentes :



L´abbaye a de très grands jardins qui sont malheureusement en friche. Nous les avons emprunté pour redescendre vers la ville bourgeoise. Toujours ma faiblesse pour les statues ornant les coins de maisons :




Qu´est- ce qu´il reste à faire pour noyer son chagrin d´une météo si pourrie ! Manger ! Et là, on s´est vraiment régalé. Vous vous demandez peut-être pourquoi je ne poste jamais de photos de dessert, ... ben c´est parce que les plats ils sont tellement copieux que je n´ai plus aucun appetit arrivée au dessert ! petit exemple :
Ma mère s´était commandé un chevreuil en sauce accompagné de klöße :



Mon père, un filet de sandre aux champignons. on aurait bien tenté les spécialités du coin, je nomme les carpes en sauce mais il n´y en avait pas au menu.



Et moi j´ai continué sans complexe à me délecter de chanterelles :



Il parait que la seconde résidence épiscopale abrite une roseraie absolument superbe et des appartements baroques qui valent le détour. Il faudra donc que j´y repasse un jour ensoleillé !












jeudi 23 juillet 2009

Mais ce n´est pas parce que nous sommes allés visiter une super brasserie à Bayreuth que nous avons pour autant fait l´impasse sur la culture musicale de Bayreuth. Que nenni !
Bayreuth, petite ville de franconie a brillé au grès des personnages fantasques qui ont habité ses murs. Tout d´abord la princesse de Prussie Wilhelmine ( fille du roi de Prusse Frederic Guillaume 1er), épouse du Margrave de Bayreuth.
Musicienne émerite, elle décide de faire ériger dans la ville, une salle d´opéra qui rivaliserait avec les plus belles d´Europe en 1744. L´opéra des Margraves est né.


Il est le seul opéra baroque conservé dans son état d´origine d´Europe :



J´ai été un peu surprise par sa taille, petite mais quand on s´assied dans ses fauteuils, on est vite envoûté par le lieu :




Nous avons fait un tour dans la ville, marché dans les jardins du palais de Wilhelmine, apprécié la douceur de vivre du lieu.




La ville compte 3 palais, un était fermé pour rénovation, un abrite des bureaux administratifs, le dernier : le Neues Schloss, malgré sa facade assez sobre, abrite des appartements rococo :




Mais le nom de Bayreuth reste avant tout attaché à celui du compositeur flamboyant Richard Wagner, qui décida de s´y installer en 1871, après avoir silloné l´Europe. La ville l´attirait car elle avait déjà une salle d´opéra fameuse ( celle des Margraves) mais surtout qu´il n´y avait pas de vraie concurrence pour le projet de festival de musique classique qu´il veut créer dans la région.



Bayreuth vibrera donc au son de Wagner jusqu´à sa mort en 1883. Il y crée son oeuvre "L´anneau du Nibelung", qui illustre parfaitement la révolution qu´il apporte à la musique classique. Cet opéra comprend en réalité 4 opéras gravitant autour des légendes nordiques : l´or du Rhin, la walkyrie, Siegfried et le crépuscule des dieux. Il l´envisageait comme une oeuvre d´art totale où le théâtre et la musique se mêlaient complètement. Les éclairages, mises en scène et costumes étaient primordiaux. Nous avons visité sa maison : Wahnfried où il vécut avec sa deuxième femme, le fille de son meilleur ami Franz Liszt.



Bon, il faut bien le dire, comme tous les génies, il n´avait pas forcèment les pieds sur terres, ... Il avait toujours des rêves fous dont la création d´une salle d´opéra où il pourrait mettre en scène ses oeuvres avec toute la grandeur qu´il voulait. Coup de chance, il avait pour ami et mécène, le jeune roi de Bavière, Ludwig II ( toquet de musique classique également et particulièrement des opéras de Wagner à qui il voue quasiment un culte). L´argent ne fut donc pas vraiment un problème pour faire élever le Festspielhaus de Bayreuth où se tient toujours le festival Wagner tous les ans :


On y joue les 10 opéras de Wagner de fin Juillet à fin Août et pour la petit histoire, il y a une telle liste d´attente pour y assister que lorsque vous vous présentez la première fois pour aller écouter un de ces opéras, il n´est pas rare de devoir rester sur la liste d´attente pendant plusieurs années ( cela peut aller jusqu´à 10 ans d´attente ! ).