dimanche 31 mai 2009

En début d´après-midi, j´ai eu envie de prendre l´air, alors après 5 minutes de réflexion, on s´est dit avec Tom que l´on pourrait essayer de rejoindre à pied Francfort en essayant de suivre les rives du fleuve Main. Cela fait à peu près 8 km de distance.
Les 10 premières minutes cela n´a pas vraiment été encourageant, parce que nous nous sommes retrouvés à traverser une zone industrielle, ... mais assez vite nous avons trouvé un chemin pour les cyclistes, longeant la rivière :



On a suivi les écluses. Et on est passé près de plusieurs mini-ports de plaisance :




Au bout de 15 minutes, on a pu apercevoir les gratte-ciels de Francfort et ... là, cela a commencé à sérieusement être bondé. 10000 vélos et je ne mentionne même pas les gens avec des patins à roulette, ...




Bon ... je les comprends assez, ... il y a des pelouses où on peut jouer au badmington ou au foot , ou se rouler dans le gazon en lisant tous les bouquins que l´on n´a pas le temps de lire le reste de la semaine tout en regardant passer les péniches :




Et ces grandes pelouses sont bordées à gauche par ... des jardins privatifs ! Zoomez sur la photo: vous pourrez apprécier les très artistiques nains de jardin peuplant cette petite roseraie :





A l´approche de Francfort, les rives ont été colonisées par les trempolines et terrains de tennis ( la terre battue, cela a l´air de plaire ici ). Toujours une foule pas possible, ...
On est remontée à pied vers le centre historique de la ville. J´ai même réussi à photographier la cathédrale tout en cachant le maximum d´échaffaudages.





Et un petit détour par la place Römer avec sa fontaine de la justice, ... et là on a compris pourquoi il y avait autant de monde partout un dimanche, ... Commence aujourd´hui à Francfort le Fluss FestMeile, c´est à dire une semaine consacrée à la gymnastique. Cela étant bien entendu un superbe prétexte pour faire griller des saucisses et boire des caipis en regardant tous les soirs des illuminations et effets pyrotechniques sur le fleuve ( je passe l´horrible musique techno/dance passée en boucle en ville).
Le métro à notre retour était envahi de groupes de danceurs et gymnastes.
Ambiance très festive.




Et moi , ... je n´ai pas pu résister à l´appel de la glace !












Ce weekend, nous avons rendu une petite visite au musée Klingspor ( musée de calligraphie).
Dès le début du XXème, un atelier assez important d´imprimerie et de lithographie de ce nom existait dans la ville d´Offenbach. Le musée actuel est situé dans une des ailes du palais baroque Büsing d´Offenbach.


S´y tenaient deux expositions. La première était consacrée aux travaux de Corinna Krebber.
La dame en question s ´est spécialisée dans la découpe de phrases, une salle était même remplie du sol au plafond d´une toile d´araignée géante de mots accrochés les uns aux autres:



Excusez pour les reflets, ... mais les protections vitrées ne font pas vraiment bon ménage avec les fenêtres ouvertes, ...


La deuxième exposition était consacrée au peintre, calligraphe, typographe Imre Reiner. Formé à Francfort au début du siècle, il a rejoint les USA puis la France et l´Angleterre dans les années 1950 pour y proposer des typos. On lui doit la typographie Corvinus ou même le Meridian, bien connus de nos PC ou machines à écrire.
Il a réalisé de nombreuses illustrations comme ce rapace pour illustrater une traduction des Oiseaux d´Aristophane:


Ou encore des oeuvres à partir de techniques mixtes ( encres, peintures, cire, et autres médiums non identifiés...)



Il a illustré des poèmes de Maria Rilke, mais également des ouvrages de Goethe, de Gérard de Nerval, ... la liste est très longue et extrèmement variée ( Hésiode voisine avec Voltaire).




J´avoue un petit coup de coeur pour cette rose blanche et noire qui clôturait l´expo:










mardi 26 mai 2009

Ce matin j´avais dans ma boite de mails, un petit message de Delphine et Géraud. Bien arrivés à Vichy après je ne sais plus combien d´heures de voiture.
Géraud craignait pour la santé physique de leur chat pervers mais il semblerait qu´il ait bien tenu le choc de leur absence... et qu´il se soit mis à la bière !



dimanche 24 mai 2009

J´ai recu la semaine dernière de nouvelles plaques de texture. C´ a été donc l´occasion de faire quelques essais ce weekend.
J´avais vu des pendentifs réalisés à l´aide de pastels à l´huile sur le blog de Nadia : (http://lesbijouxdenadia.blogspot.com/).
J´ai eu envie de tester avec des pastels secs et ca a donné ca :





Comme d´habitude, la photo ne rend pas du tout les nuances de couleurs ...
Les coquillages fossiles ont au moins 3 différents tons de bleu et le reste de mes plaques couvre un dégradé allant du vert émeraude au jaune citron en passant par le bleu turquoise... :



Dans l´ensemble je suis assez satisfaite. Plus qu´à trouver une monture sympa. Cela m´a également permis d´essayer mon nouveau heatgun, un des cadeaux de mon cher et tendre pour mes 26 ans. Et franchement j´adore! Ca me fait gagner un temps fou quand je manipule la fimo liquide.

samedi 23 mai 2009

Petite promenade le lendemain avec Delphine et Géraud dans Offenbach.
Un tour du côté du chateau d´Isenburg. Repeint en rouge en 1977. Le bâtiment originel était un exemple d´un chateau de la Renaissance en Allemagne ( construit entre le XVème et le XVIème siècle). Les comtes d´Isenburg en ont été propriétaires jusqu´au début du XXème, depuis il fait partie des bâtiments d´une des écoles d´Offenbach qui y donne ses lecons de photographie et de peinture.

La fontaine de Mercure en face du chateau d´Isenburg:




A tourner dans le quartier du chateau, nous avons suivi la Französisch Gasse, c´est à dire la rue francaise ( très adaptée vu le contexte). Une petite église:




Et là, du n´importe quoi, ... j´ai découvert l´entrée du palais Büsing, que je n´avais jamais vu auparavant alors que je passe régulièrement devant sa facade opposée. Joli palais baroque transformé en centre culturel de la ville.



Voilà le parc où je passe régulièrement et ... le dos du palais Büsing, ... et non... on ne peut pas faire le tour comme ca, ... ou j´aurais trouvé l´entrée il y a déjà des siècles!



Et l´arrière du palais Büsing. Je sais maintenant qu´une de ses ailes héberge un musée de calligraphie. Affaire à suivre...



Passage obligatoire au supermarché. Et voilà avec quoi sont repartis nos visiteurs ! De la bière, du vin de pomme, des saucisses, du vin de la vallée du Rhin, des brezels, des oursons en gelée, des pâtes allemandes et des cds de musique pop allemande, ... toujours pas de sac à main !




Mais il y en a un qui va être content, c´est GRIBOUILLE ! Parce qu´un exemplaire de croquettes pour matou germanique ( ou autrichien et suisse) fait aussi partie du voyage.



Et on a fini en beauté avec un bbq bien local : des saucisses !



J´avais fait un petit cake aux courgettes et au chèvre pour accompagner ( pas très allemand ca !) mais personne ne m´en voudra parce qu´il était très bon, de même que le gateau qui a clôt le repas : à la poire, aux noisettes et aux pépites de chocolat. Les recettes seront postées sur le blog très bientôt.








jeudi 21 mai 2009

Ces 3 derniers jours, nous avons eu de la visite. Les propriétaires du chat pervers de Vichy avaient des congés, Delphine et Géraud ont donc décidé de faire un petit tour du côté ... de Francfort !
Bien leur en a pris, la météo a été incroyable. Il faisait beau et surtout super chaud, ... 29 ° Mardi, c´était presque trop.
Je leur ai fait visiter un peu la ville et montré les trucs bien différents entre nos pays. Il y a eu bien entendu la visite tant attendue ... de ma cave avec toutes les machines à laver des voisins ! Et une visite très touristique du supermarché !
Le premier jour, on a fait un tour au Palmengarten qui, tristement, n´arborait plus ses parterres de tulipes. Mais pour compenser, on a eu les écureuils:


Et les nénuphars :









Il y avait aussi de la pivoine à gogo :





Delphine s´est bien tenue, elle n´a pas piqué une des tortues du plan d´eau et pourtant il semblerait que cela ait été très dur de résister pour elle ! Après la matinée plantes et nature. Nous sommes allés manger au restaurant japonais Sushimoto près de Konstablerwache. Cuisine sur les plaques chauffantes devant nous. Je suis restée sur les bons vieux udon sautées aux légumes et au porc. Et c´était vraiment très très copieux.
Sur la digestion, nous avons grimpé ( merci l´escalator d´avoir fait le gros du boulot) à la terrasse d´un des centres commerciaux du centre ville pour avoir une vue du quartier des banques.



Petite biscouette devant la maison de Goethe.




Très très chanceux nos visiteurs, ... il y avait encore plus d´échaffaudages que d´hab ( ca il faut vraiment le faire). La cathédrale est toujours emmaillotée, mais on a ajouté à ca, la place Römer, où une des jolies maisons à l´ancienne est sous les travaux et surtout, ... il a fallu qu´Angela Merkel, elle visite Francfort ce jour là, et qu´elle donne un speech sur la jolie place de Francfort, ... alors du coup, estrade, micro et 36000 bancs partout sur la Römerplatz, ...
Un coup d´oeil à l´intérieur du Dom, la cathédrale de Francfort où on couronnait les rois et les empereurs du Saint Empire Germanique:



Il faisait une sacré chaleur, alors on s´est fait un petite pause sur les rives du Main.





Vous noterez la multiplication des echaffaudages, ... cette fois-ci c´est le musée d´histoire allemande.





Petite dégustation de bières de différentes régions à 19 heures.





Et le brezel ! Bon on méritait bien, ... parce que le passage en revue des 450 sacs à main d´Offenbach pour Delphine, ... ca assoiffe! Surtout qu´au final, elle n´a rien pris !
Pour se consoler, un super risotto aux girolles et lardons dont vous ne verrez rien car aussitôt servi, aussitôt mangé ! Et quand je me suis souvenue que je voulais en faire une photo, c´était déjà bien trop tard. J´ai pu donc me consoler une seconde fois en lisant la presse hautement intellectuelle que ma Delphine m´avait amené ! Voici.
Je sais donc maintenant tout des dessous ( où des non-dessous) de Rihanna et de la manière dont il faut se peindre les ongles si on est tendance. Tout ca bien entendu en dégustant des galets de l´allier en chocolats et des berlingots multicolores.




lundi 18 mai 2009

Ce weekend, Francfort organisait des courses de bateaux dragons. Cela a lieu tous les ans depuis 1991 sur la rivière Main. C´est festif, bruyant et l´occasion bien entendu de manger des saucisses grillées et de boire de la bière.


Des courses de bateaux dragons ? oui oui je n´ai rien fumé d´étrange. Cela a son origine dans l´antiquité chinoise, mais les courses modernes n´ont recommencé en Chine que depuis les années 1970. Et comment ca s´est retrouvé en Allemagne tout cela ? Hambourg, pour célébrer les 800 ans de son port en 1989, a décidé d´en organiser et cela a eu un tel succès que plusieurs grandes villes allemandes se sont dotées d´équipes. Il y a même un championnat allemand entre ces villes.


A francfort, les courses ont lieu entre les ponts Eisener Steg et Untermainbruecke. Les équipes sont constituées minimum de 18 rameurs ( max 20 ). Un nombre minimum de femmes est obligatoire ( 4 pour 20 rameurs, 2 pour 18 rameurs).

La proue de chaque bateau a la forme d´une tête de dragon. Il y a une personne à l´avant pour donner le rythme à l´équipe et une personne à l´arrière pour diriger l´embarcation.




La légende chinoise raconte que lorsque le poète Qu Yuan se suicida ( en se jetant dans la rivière à proximité de sa demeure), les pêcheurs tentèrent de le secourir, faisant fuir un très gros poisson en ramant furieusement et en faisant du bruit avec leurs tambours ( je n´imagine pas la tête du poisson qui terrorisait les rivières chinoises en 300 av. J.-C. ). Ces courses ont donc en Chine, la seconde fonction, de représenter la recherche de l´âme perdue du poète Qu Yuan.
En Europe, cela reste purement sportif. J´ai beaucoup rigolé en découvrant que la fédération de courses de bateaux dragons avait postulé comme sport olympique. Mais je dois admettre que l´idée de courses de bateaux dragons sur la Tamise a de quoi séduire! Ce sport a quand même fait des émules au Canada et dans tous les pays asiatiques. Pas souvenir que Paris se soit laissée séduire, ...